« Le travail en débat » n°1

9 juin 2020

TaF a vu, lu, entendu pour vous…

Au fond, il y a le travail par Jean-Marie Harribey. Politis
Le déconfinement se jugera à la bataille autour du travail, car c’est toujours autour de lui que se joue l’avenir de la société. Le travail, c’est la vie (l’inverse n’est pas vrai). Réhabiliter le travail vivant au lieu de sacraliser les gains du capital restera le dilemme qui ne pourra être dépassé qu’en donnant la priorité au droit du travail sur le droit de propriété.

L’improbable reconnaissance du « back office » de la société par Denis Maillard. Fondation Jean Jaurès
Les travailleurs modestes – du livreur à la caissière – sont, avec les soignants, ceux qui risquent leur vie pour maintenir les services essentiels par temps de crise. Cette soudaine visibilité est l’occasion de réfléchir au sort qui attend tous ces travailleurs dans la société d’après la crise : que faire pour que l’engouement dont ils bénéficient aujourd’hui dépasse les seuls applaudissements des Français à 20 heures tous les soirs ? Quelle politique conduire afin que leur engagement d’aujourd’hui ne se transforme pas, demain, en une légitime colère ?

“Le télétravail généralisé, c’est le risque de voir le travail s’immiscer absolument partout dans notre vie” par Fabien Soyez. Courrier cadres
Fanny Lederlin est doctorante en philosophie à l’Université Paris 1. Elle a publié en mars, une semaine avant le confinement, “Les dépossédés de l’open space” *, dans lequel elle portait un regard inquiet face au télétravail et au risque d’une absence totale de déconnexion. Alors que le déconfinement est enclenché, son regard est toujours plus pessimiste face à “l’indifférenciation” entre vie professionnelle et vie personnelle.

Le télétravail à la croisée des chemins. Avec James Galbraith, Danièle Linhart, Boris Cyrulnik… France Culture
Sur la question du télétravail, un cap a été franchi à la faveur du confinement. Reste à savoir ce que les entreprises en garderont, et si elles sauront en faire un outil pour le bien-être de leurs salariés.

Le travail en milieu confiné, une réalité contemporaine par Diana Cooper-Richet. The Conversation
Aujourd’hui encore à travers le monde, un certain nombre de métiers s’exercent quotidiennement dans un espace qualifié de « confiné », c’est-à-dire « creux et totalement ou partiellement fermé », tels les égouts, les tunnels, les silos, les citernes, les puits ou encore les mines. Dans ces lieux contraints, les conditions de travail sont particulièrement difficiles et, le plus souvent, dangereuses.

Une sécurité sociale des productions par Bernard Friot. l’Humanité
Le confinement est un révélateur. La bien plus grande utilité sociale des premières de corvée que des premiers de cordée pousse à l’interdiction de rémunérations mensuelles inférieures à 1 700 euros net et à leur plafonnement, par exemple à 5 000 euros net.

L’écologisation du secteur des transports après le COVID-19 pourrait créer quelques 15 millions d’emplois dans le monde. OIT
Les investissements dans la transformation du secteur des transports pourraient créer des millions de nouveaux emplois et aider les pays dans leur transition vers des économies plus vertes et plus saines, indique un nouveau rapport de l’OIT et de la Commission économique des Nations Unies pour l’Europe.

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